Le prétexte
de la dette publique pour un traité européen d’austérité !
Conçu dans l’urgence, sans aucun débat
public et démocratique, le nouveau traité européen ne prévoit rien pour réduire le pouvoir de la finance ou approfondir les solidarités entre peuples européens. Au contraire il corsète
durablement les politiques économiques en Europe. Il a pour vocation d'obliger les États signataires à appliquer des politiques budgétaires de réductions brutales des dépenses sociales (école,
santé..) et des investissements porteurs d’emplois.
Sous couvert de lutter contre les «
déficits structurels », partout où elles ont été imposées, ces politiques ont durablement atteint les populations, les budgets et l’économie des pays concernés, la Grèce en étant un exemple
frappant.
Tous les peuples d’Europe sont appelés à payer l’addition : austérité, chômage, salaires en baisse, droit à la santé et à la retraite mis en cause… Inacceptable
!
Refusons de payer une crise et une dette qui ne
sont pas les nôtres !
Exclure les citoyen(ne)s de ce choix serait
un recul décisif de la démocratie en France et en Europe : nous exigeons un vrai débat sur la dette publique, les alternatives à l’austérité, sur une nouvelle construction
européenne.
Assez des mensonges des gouvernements et des
banquiers cupides
Assez de servilité devant la
finance
Assez de ces politiques d'austérité
qui ne
visent qu'à enrichir les actionnaires et les fonds spéculatifs
Nous ne devons pas payer des dettes qui
sont le résultat de cette soumission. Si elles sont illégitimes les peuples ne doivent pas en faire les frais. Nous exigeons un moratoire et des audits ci-toyens sur les dettes
publiques.
Citoyens, élus, organisations syndicales,
associatives, politiques, collectifs de lutte pour les services publics, nous devons nous mobiliser.
Refusons de payer une crise et une
dette
qui ne sont pas les nôtres !
« Dire la vérité aux fran-çais » (Sarkozy à Toulon) CHICHE !
Le déficit – et donc la
dette – n’augmente pas à cause d’une hausse des dépenses qui restent globalement stables mais à cause de la baisse des recettes !
Baisse des recettes provoquée par les cadeaux fiscaux faits aux
riches... auprès desquels l’Etat s’endette à nouveau !
Le monde à l’envers : les impôts sont devenus inversement proportionnels : plus une entreprise est
importante et fait de profits, moins elle paie d’impôts ! Plus un individu est riche, très riche, moins son niveau d’imposition est élevé !!!
Écoles,
hôpitaux, hébergement d'urgence… Retraites, chômage, culture, environnement... nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire serait à venir. «Nous vivons au-dessus de nos moyens», telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias.
Maintenant «il faut rembourser la dette», nous répète-t-on matin et soir. «On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne ré-putation, la note de la
France».
Nous refusons ces discours
mensongers et culpabilisateurs.
Nous ne voulons pas assister en
spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et
sociaux depuis 20 ans ont-ils asséché les budgets ? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l'intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime ? Qui
détient ses titres et profite de l'austérité ? Pourquoi les États sont-ils obligés de s'endetter auprès des marchés financiers et des banques (à 3,5% pour la France, 8% pour l’Italie, jusqu’à 30%
pour la Grèce…), alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque Centrale Européenne (1%) ?
Nous refusons que ces questions soient
évacuées
Ou traitées dans
notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d'un vaste débat démocratique qui décidera de notre
avenir commun. En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créan-ciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer
ensemble de notre avenir ?
Nous décidons d'engager le débat et de nous
mobiliser
Dans nos villes, nos
quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos
syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens.
Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie, pour construire et affirmer d’autres choix.
Appel pour un audit
citoyen
de la dette publique
Venez vous informer,
débattre…
Participez à nos réunions,
actions
Rejoignez les 43 000 premiers
signataires de l'appel.
http://www.audit-citoyen.org
Premiers signataires du département
:
Associations et collectifs : Attac, LDH, Pour une Terre plus
Humaine. Syndicats : CGT , FSU, Union Syndicale Soli-daires, UNEF ; En soutien : Front de Gauche : PCF-PG-FASE, Les Alternatifs, NPA,
citoyen-nes
Prochains RDV :
à
l’appel
du
collectif départemental
«D’un retournement
l’autre »
Lecture publique d’extraits
de la pièce de F Lordon,
suivie d’un débat
JEUDI 29 MARS
Théâtre Scarron à 20 h
Rassemblement
SAMEDI 31 MARS
DE 14 À 17 H
(TEMPS FORT À 15H)
Place de la République
Le Mans
Pour dire non à l’austérité
généralisée